Porte fermée, difficile de se rendre vraiment compte qu'il y a encore ici une librairie magnifique. C'est que pas un livre n'apparait en vitrine mais la simple toile d'une vache, plutôt bien peinte au passage et assez contemporaine.
Descendant la rue, la porte était heureusement ouverte. N'étant pas malouin et n'y ayant fréquenté les rues que deux ou trois fois peut-être, j'ai donc découvert ce qu'en plaisantant j'ai comparé à mon bureau (encore que sur ce point de l'accumulation des papiers et des volumes, j'ai encore quelques efforts à faire). Un peu d’œil et d'attention permet cependant rapidement de reconnaitre les thèmes, les classements et les groupes. De fond en comble, l'organisation des colonnes, des tas, des strates et des couches est parfaite, mélangeant par bonheur ouvrages anciens, exemplaires rares ou épuisés et ce qui se fait de bon dans l'actualité littéraire.
M. Duquesnoy, c'est ainsi qu'il s'appelle, a ouvert sa librairie voilà plus de 54 ans et ne déteste pas discuter un peu. J'ai trouvé ensuite sur la toile une interview de lui qui donne plus de détails, la cause de sa vitrine sans livre depuis une amende infligée au rebelle qui ne voulait pas afficher les prix, d'autres choses. Je me suis contenté pour ma part d'en faire cette image et puis j'ai craqué pour le dernier Jacques Roubaud (Octogone, Livre de poésie, quelquefois prose) qu'il m'a commenté en parlant du courage de cette grande
maison qu'est Gallimard de continuer à publier de la poésie, avec cette ambition là. Ici c'est la Libraire du Môle.
De quoi lire dans les livres.
Photographie numérique, Smart Phone Samsug Galaxy S3, 2 mai 2014, Saint-Malo
dimanche 4 mai 2014
dimanche 6 avril 2014
Condition ou presque
A Roubaix un certain Luc Hossepied anime depuis longtemps déjà la plus petite galerie du monde (ou presque). Ce matin, nous serons plusieurs pour y parler des usines. Vernissage ce 6 avril 2014, 11:30. Je montre cet Entre-deux du début des travaux de la Condition publique.
Roubaix, la condition publique. Photographies argentiques, 6x6, 2003-2004. Tirages numériques sur dibon.
Images en stock
L'entre deux (1) - la Condition Publique à Roubaix
dimanche 9 février 2014
Tous exterminer. Saint-Barthélémy
Tous exterminer. Saint Barthélémy Jean-Louis Kerouanton, poème animé, 3'46, 2011
Dénonciation de la Saint-Barthélémy (24 août 1572), comme un archétype de tous les massacres.
Première présentation publique : Nantes, lieu unique 29 novembre 2011, extrait de "l'imprévisible 2012", spectacle (Dominique Pécaud - guitare électrique, Jean-Louis Kerouanton - guitare acoustique, Michel Valmer - voix)
Inspiré des mots de Dominique Pécaud, L'imprévisible 2012, Caen : le jeu de la règle, 2011
Captation lieu unique
Images motiles
dimanche 26 janvier 2014
Un pont dans la ville : Puente Viscaya
Quand tu arrives de la rive gauche, la descente est plutôt vertigineuse vers le Nervión. Portugalete ne se gagne pas si facilement que ça à cet endroit. Tu te demandes comment ce gros bus est passé par là quand tu crois retrouver une artère un peu plus grosse vers le pont à transbordeur. Quoi le pont ? Je veux dire, on passe par la ruelle là ? Ça passe et ça croise oui. Six par six, un sens et l'autre ; courte attente finalement parce que les rotations n'arrêtent jamais. Ce truc suspendu marche jour et nuit, à peine ralenti par les passages des navires qui remontent parfois vers les usines encore là. Aller vite, se garer, payer en même temps la traversée, plus d'un demi million de bagnoles chaque année!
Et puis lever les yeux...
Qui a traversé le fleuve ici à Portugalete ou à Rochefort sait la finesse des superstructures et cette élégance : pouvoir lever les yeux et traverser la résille des câbles et des poutres légères pour aller jusqu'au ciel. Magie véritable pendant le déplacement de la nacelle.
La seule condition de cette magie c'est la transparence, cette transparence qui en fait toute l'élégance et la véritable pertinence urbaine. Il y à Nantes des idées qui trainent autour d'une reconstruction. Bon. Les projets présentés parlent de l'occupation là-haut, d'une rue couverte avec un restau... un stupide barreau épais perché en hauteur.
Photographie numérique, Lumix DMC-TZ10, février 2011
Et puis lever les yeux...
Qui a traversé le fleuve ici à Portugalete ou à Rochefort sait la finesse des superstructures et cette élégance : pouvoir lever les yeux et traverser la résille des câbles et des poutres légères pour aller jusqu'au ciel. Magie véritable pendant le déplacement de la nacelle.
La seule condition de cette magie c'est la transparence, cette transparence qui en fait toute l'élégance et la véritable pertinence urbaine. Il y à Nantes des idées qui trainent autour d'une reconstruction. Bon. Les projets présentés parlent de l'occupation là-haut, d'une rue couverte avec un restau... un stupide barreau épais perché en hauteur.
Photographie numérique, Lumix DMC-TZ10, février 2011
samedi 25 janvier 2014
Images de quoi
Images de quoi ...
faire sens, accumulé [<140]
Tentative de liste à son début pour mise en cohérence éclectique d'instantané et de multiple
Twitter : @jlouikerouanton
Cette liste a commencé le 21 octobre 2013
Images de quoi ...
faire sens, accumulé [<140]
Tentative de liste à son début pour mise en cohérence éclectique d'instantané et de multiple
Twitter : @jlouikerouanton
Cette liste a commencé le 21 octobre 2013
25 janv De
quoi être cinéma
25 janv De
quoi savoir
25 janv De quoi bien commencer
25 janv De
quoi ranger
24 janv.
De quoi bien parachever
22 janv.
De quoi faire paysages
22 janv.
De quoi être clair
20 janv.
De quoi égaliser
18 janv.
De quoi mouvoir les navires
15 janv.
De quoi être pertinent
15 janv.
De quoi avoir de la chance
12 janv.
De quoi rester comme je suis
11 janv.
De quoi se poser des questions
10 janv.
De quoi jouer son rôle
10 janv.
De quoi totaliser
10 janv.
De quoi se dire comment écrire
9 janv.
De quoi fleurir
9 janv.
De quoi faire nuage?
9 janv. De quoi s'interroger
9 janv.
De quoi conforter
9 janv.
De quoi inclure
7 janv.
De quoi sommes-nous capables?
6 janv.
De quoi aimer l'aube
5 janv.
De quoi voir la ville
4 janv.
De quoi dénoncer les massacres
3 janv.
De quoi rater avec soin et application
2 janv.
De quoi mettre en perspective
1 janv.
De quoi bien considérer le vent
1 janv.
De quoi penser
1 janv.
De quoi distinguer/relier
28 déc.
De quoi en faire une histoire de l’art
28 déc.
De quoi lier culture et numérique
28 déc.
De quoi rompre la glace
26 déc.
De quoi faire suivre
26 déc.
De quoi repenser les élites ?
19 déc.
De quoi penser commande
15 déc.
De quoi faire lire
15 déc.
De quoi informer
15 déc. De quoi réfléchir
10 déc.
De quoi (re)mettre en débat
10 déc.
De quoi respecter l'art et les peintres
8 déc.
De quoi être cohérent
8 déc.
De quoi avoir un avis
8 déc.
De quoi ne plus s'en passer
8 déc.
De quoi s'envoler
8 déc.
De quoi voir comment ça roule
8 déc.
De quoi penser l'épuisement
8 déc.
De quoi se demander comment bien publier
1 déc.
De quoi inquiéter encore
1 déc.
De quoi reconstruire
1 déc.
De quoi s'interroger : ou comment regarder le ciel
1 déc.
De quoi habiter
24 nov.
De quoi être inquiet
24 nov.
De quoi estimer un grand livre
24 nov.
De quoi mettre en cohérence
23 nov.
De quoi penser comment lire
23 nov.
De quoi vraiment penser
22 nov.
De quoi méditer
20 nov.
De quoi partager
16 nov.
De quoi penser longtemps
15 nov.
De quoi penser son rôle
15 nov.
De quoi assumer
10 nov.
De quoi s'intéresser
10 nov.
De quoi utiliser et partager
10 nov.
De quoi dire
25 oct. De quoi apprendre
21 oct. De quoi penser
dimanche 5 janvier 2014
la ville sur la terre
Blanès, quelque part sur la côte au-dessus de Barcelone. La ligne de la ville est là, dense et haute, immédiate, comme toujours en Espagne. On ne sait pas où est le chantier. On ne sait pas combien de temps cela va rester comme ça, si la ville qui avance va finir par déborder la butte et pousser droit au-dessus sans autre support que la chaleur montant du sol. Ou alors le contraire, que les pelles grattent encore jusqu'en-dessous, comme si elles jouaient avec la chute possible des immeubles. Pour l'instant les deux tiennent.
photographie numérique, Pentax K20D, juillet 2012
Images en stock
photographie numérique, Pentax K20D, juillet 2012
Images en stock
samedi 4 janvier 2014
Saint-Bathélémy- Exterminer tous
[poème vidéo]
Des mots
durs
épuisement
répétés
tous massacrés
en famille même
et
ça t'aveugle
à la fin
parce que tout ça
se répète.
Dénonciation de la Saint-Barthélémy (24 août 1572), comme un archétype de tous les massacres.
Inspiré des mots de Dominique Pécaud, L'imprévisible 2012, Caen : le jeu de la règle, 2011
Tous exterminer. Saint-Barthélémy, Jean-Louis Kerouanton, poème vidéo, 3'46, 2011
Première présentation : Nantes, lieu unique 29 novembre 2011, intégré à "l'imprévisible 2012", spectacle (Dominique Pécaud, Jean-Louis Kerouanton, Michel Valmer)
images motiles
nu un
![]() |
| nu un, Jean-Louis Kerouanton, néons, 110x330, 2011 |
où
nu un
s'est
fait voir
.
mais quel regard
à le
soutenir
tout seul
linceul
blanc
nu un vidéo
nu un, Jean-Louis Kerouanton, poème vidéo, 3'31, 2010
D'abord le noir au blanc, et le silence. Puis la transparence.
Première présentation : Nantes, couvent des carmes, 3 décembre 2010
images mots
images mots motiles
vendredi 3 janvier 2014
Le temps de la montagne
Ce bonheur rare des grandes virées en solitaire : montées pyrénéennes
jusqu'à des cols à 2500m en raquettes. Ai fait ça à partir de Puymorens
en mars dernier, ça c'était la plus raide de ma semaine. Vide parfait
dans l'effort, croiser à peine trois ou quatre personnes, marcher en
rythme, s'arrêter souvent mais régulièrement, reprendre son souffle, la
montée lente mais sûre, cette qualité de son incroyable de la neige en
silence, juste que le vent et le pas, en haut s'arrêter et sortir le thé
chaud de son sac, respirer longtemps, vraiment, avec cette chaleur du
liquide entre les mains, boire à petites gorgées. Avoir pris le temps de
cette montagne, à ce moment précis n'avoir besoin d'aucune vitesse.
Être en douceur.
photographie numérique, Lumix DMC-LX7, Puymorens, mars 2012
photographie numérique, Lumix DMC-LX7, Puymorens, mars 2012
jeudi 28 novembre 2013
Lumières du soir
Auparavant, faire en sorte que ce soit possible : que tes collègues ne soient pas si étonnés que tu dises que la lumière est belle.
Réunion à trois. D'abord sortir son boîtier. S'attendre quand même à ce que les deux collègues te regardent un peu surpris. Rester naturel. Être soi-même. Partager la discussion souriante autour de ta veste, des richesses insoupçonnées dans les poches. Laisser faire et regarder dehors. Dire que la lumière est belle.
Quelques secondes en tout, pas plus.
Reprendre la réunion. La réunion ? Rester dans la réunion au fonds, l'avoir toujours eue en tête cette réunion, parce que tout cela est le même sujet, le même sujet sérieux. Du faire et du comment faire de l'endroit où nous sommes ensemble. Travailler la poésie possible, partout.
Nantes, le CHU vu de l'université, détail, 28 novembre 2013, photographie numérique, Lumix DMC-LX7
Réunion à trois. D'abord sortir son boîtier. S'attendre quand même à ce que les deux collègues te regardent un peu surpris. Rester naturel. Être soi-même. Partager la discussion souriante autour de ta veste, des richesses insoupçonnées dans les poches. Laisser faire et regarder dehors. Dire que la lumière est belle.
Quelques secondes en tout, pas plus.
Reprendre la réunion. La réunion ? Rester dans la réunion au fonds, l'avoir toujours eue en tête cette réunion, parce que tout cela est le même sujet, le même sujet sérieux. Du faire et du comment faire de l'endroit où nous sommes ensemble. Travailler la poésie possible, partout.
Nantes, le CHU vu de l'université, détail, 28 novembre 2013, photographie numérique, Lumix DMC-LX7
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